ARCHIDIOCESE DE LUBUMBASHI : LES CONSACRES APPELES A PROMOUVOIR UNE ÉGLISE SYNODALE PROCHE DU PEUPLE

‎Lubumbashi, 14 mars – Les personnes consacrées de la province ecclésiastique de Lubumbashi ont été appelées à promouvoir une Église synodale, proche des communautés locales et engagée dans la défense de la dignité humaine. Cet appel a été lancé par  Mgr Donatien Nshole, secrétaire général de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO), lors d’une rencontre avec les consacrés de l’archidiocèse de Lubumbashi ce dimanche 15 mars, au cours de laquelle il a explicité l’exhortation des évêques aux personnes consacrées intitulée « témoins de l’espérance et artisans de la synodalité » (Ac 1,8).                        

‎S’adressant aux religieux, religieuses et membres du clergé, Mgr Nshole a souligné que la synodalité signifie avant tout « marcher ensemble » : pasteurs, consacrés et fidèles, unis au service du peuple de Dieu.

‎Face aux défis sociaux qui secouent la République démocratique du Congo, il a exhorté les consacrés à assumer pleinement la mission prophétique de l’Église. « Être la voix des sans-voix pour la justice sociale fait partie du marcher ensemble synodal », a-t-il déclaré, rappelant que la défense de la dignité humaine constitue une dimension essentielle de la mission ecclésiale.

‎Mgr Nshole a également invité les consacrés à dénoncer avec courage l’injustice, la corruption, le tribalisme et l’exploitation abusive des ressources, tout en accompagnant les populations dans leur quête de justice, de paix et de dignité. « Il ne s’agit pas d’agir comme des politiciens, mais comme des témoins de l’Évangile », a-t-il précisé.

‎Dans un contexte marqué par l’insécurité, la Révérende sœur Scholastique, secrétaire de la Commission de la vie consacrée de la CENCO, a pour sa part encouragée les consacrés à faire preuve de discernement pastoral dans l’accompagnement des personnes traumatisées, tout en demeurant fidèles à leur vocation.

‎Sans détour, Mgr NShole a également abordé la question du pacte pour la paix et le bien-vivre ensemble, précisant que celui-ci ne constitue pas un partage du pouvoir. « Le jour où les évêques constateront qu’il s’agit d’un partage du pouvoir, ils claqueront immédiatement la porte », a-t-il affirmé.

‎Les participants ont salué la richesse de cet échange. À cette occasion, sœur Astrid, présidente de la COSUMA Katanga, a exprimé le souhait que de telles rencontres de réflexion puissent se tenir régulièrement. Elle a également adressé un mot de gratitude à l’Archevêque de Lubumbashi pour son soutien à cette initiative.

‎Clôturant la rencontre, Fulgence Muteba, Archevêque métropolitain de Lubumbashi et président de la CENCO, a salué la mission pastorale accomplie par le secrétaire général de la CENCO dans la province ecclésiastique. « Lorsque les évêques parlent, c’est pour être entendus, afin de faire de tous des agents de la synodalité et des témoins de l’espérance », a-t-il affirmé. Au cours des échanges, deux plaidoyers ont également été formulés par les participants :

‎D'une part, la mise en place des structures d’accompagnement pour les consacrés traumatisés. D'autre part, examiner la possibilité, pour les congrégations qui gèrent les écoles de la convention, de prélever un pourcentage sur les frais payés par les parents, pour la maintenance de ces infrastructures et pour la survie de leurs membres.

‎Père Alphonse Abedi, SSP

Service com Lubumbashi

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